Je suis née à Kinshasa, le 4 septembre 1969. Fille d’un père professeur, Fernand, et d’une mère infirmière, Euphrasie, je suis la 3e d’une famille de 4 enfants.
A l’âge de 11 ans, avec ma mère et mes sœurs, nous quittons le Zaïre pour rejoindre mon père qui effectuait une spécialisation en Santé publique et Environnement à l’ULB.
Et c’est en Belgique que mon intérêt pour la politique est né. En effet à l’âge de 13 ans, je réalisais un travail sur la guerre du Liban pour mon cours d’actualité, posant de multiples questions à mon père. Nos conversations ont éveillé en moi un sens critique et suscité de nombreuses questions sur l’organisation de la société. De fil en aiguille, la curiosité s’est muée en une véritable passion pour les questions politiques.
Après mes études secondaires, effectuées au Centre Scolaire Eperonniers Mercelis, à Bruxelles, je poursuis mes études supérieures à Mons où j’obtiens un diplôme en Marketing, à l’Institut Supérieur Economique (ISE) de Mons. Je complète, par la suite, cette formation par l’obtention d’une licence en Sciences du Travail, à l’ULB.
Grâce aux valeurs altruistes que m’a inculquées ma maman infirmière, je me lance dans l’humanitaire, et organise de multiples activités pour venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin, spécialement en Afrique où je me rend encore très souvent.
Mon intérêt et mes actions en faveur des personnes handicapées ne datent pas de ma nomination en 2004 mais, je dirais, depuis 1999, soit dès le début de mon implication dans le milieu associatif.
En 2003, à l’occasion de l’Année Européenne pour les Personnes Handicapées, j’organise au sein de l’association Dunia Action et en collaboration avec l’asbl A tout cœur à tout cœur, une semaine d’activités dans le cadre de cette année européenne.
Et c’est lors de ces journées et de ces activités en faveur des personnes handicapées que je fais l’une de mes plus belles rencontres, celle de mon mari, Jérôme Roux.
Les actions effectuées par l’association au sein de laquelle j’étais active sont fructueuses mais je réalise que pour aboutir à des projets bien plus concrets et apporter une aide remarquable, c’est au niveau des lois et de la politique qu’il faut faire bouger les choses.
Ma passion pour la politique ne s’étant pas évaporée, loin de là, j’accepte l’invitation d’un ami, Dade Ngoma, à m’inscrire dans son parti, le FDF, après avoir jeté un coup d’oeil au parti socialiste.
Je m’inscris également sur les listes électorales communales en 2000 sur la liste du Bourgmestre Vincent Dewolf..
J’ai été élue Conseillère communale à Etterbeek.
Parallèlement à mes activités politique, je travaille en tant qu’aide-comptable, poursuis ma licence et œuvre énormément au sein des associations actives dans des domaines tels que la lutte contre les discriminations, les violences faites aux femmes d’ici et d’ailleurs mais aussi dans le domaines de l’intégration des personnes étrangères et des personnes handicapées ou encore de l’encadrement des jeunes issues des milieux défavorisés.
En 2004, au lendemain des élections régionales, je suis nommée Secrétaire d’Etat aux Familles et aux Personnes handicapées pour le gouvernement Verhofstadt II. Ce fut un moment magique, historique et un peu terrifiant, je dois bien l’avouer, non seulement parce que je représente la 1ère personne d’origine africaine à occuper un tel poste en Belgique, mais également parce qu’en tant que jeune, je me suis trouvée propulsée à une fonction gouvernementale sans avoir de véritable expérience de parlementaire, hormis mon expérience de conseillère au niveau local et mon poste d’attachée parlementaire de Didier van Eyll. Il y avait tout de même de quoi paniquer un peu. Cela étant, la raison a vite repris le dessus. Après tout, les raisons qui m’avaient poussée à faire de la politique étaient bien cette volonté et ce désir d’accéder un jour à un poste de décision pour pouvoir changer les choses, non ? J’ai donc décidé de relever le défi.
En 2006, aux élections communales je me représente et je suis re-élue Conseillère communale, en réalisant le meilleur score FDF au sein de ma commune, cela tout en occupant la 10e place effective sur la liste, une place peu visible donc.Et c’est avec un réel plaisir que j’occupe ma fonction gouvernementale et exerce mes activités politiques. Femme d’action, je continue à travailler et à oeuvrer pour les autres.








